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LES GROS PATINENT BIEN

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3 Rue Pierre de Coubertin
88150 THAON LES VOSGES
03 29 65 98 58 https://www.scenes-vosges.com/Programmation/Theatre/Les_gros_patinent_bien-00481.html

Un imposant acteur shakespearien raconte, dans un anglais que nul ne peut comprendre, l’incroyable épopée à travers l’Europe et les siècles d’un homme (son ancêtre peut-être), qui, au bord d’un fjord au fin fond des îles Féroé, en une année inconnue et sans doute oubliée depuis longtemps, reçut la malédiction d’une sirène qu’il avait pêchée par mégarde dans des eaux gelées quoique salées sous les magnificences auspices d’une aurore boréale.

Voilà pour la genèse de l’histoire. L’homme traverse ensuite terres et mers, enchaine périples sur périples et finit roi peut-être, mais plus probablement mendiant, ou confiseur dans un pays de toute façon trop chaud…



Olivier Martin-Salvan et Pierre Guillois rêvaient, après 14 ans de complicité, de partir sur un duo. Clowns sans en être, s’inspirant davantage du slapstick anglo-saxon, ils voulaient surtout que ce projet leur permette d’atteindre des publics plus larges, plus divers.

Lors de la première répétition, alors que des cartons traînaient dans un coin, ils ont commencé à écrire dessus à l’aide de gros marqueurs noirs pour figurer les accessoires et décors qu’ils imaginaient pour une histoire qui soudain s’ouvrait sur d’infinis possibles grâce à ce procédé connu depuis la nuit des temps.

Fort de leur expérience de Bigre sur la gestion des accessoires et la poésie qu’ils y trouvent, Olivier et Pierre ont écrit, pas à pas, l’absurde voyage d’un homme qui ne bouge pas mais qui pourtant traverse l’Europe et fera presque le tour du monde grâce à son complice, qui fait défiler derrière lui les paysages, personnages et éléments rencontrés le long de la route.

Le spectacle tire sa saveur du contraste entre l’acteur immobile mais voyageur, porté par un Martin-Salvan virtuose d’un langage non répertorié, avec l’agitation pathétique du préposé aux décors, un Guillois survolté dont l’énergie désespérée est le salut.

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« C’est hyper inventif […] et c’est tellement drôle ! […] Ce qui marche c’est qu’on a un personnage, Pierre Guillois, qui bouge absolument partout dans l’espace scénique et qui n’a pas d’évolution dans l’espace dramatique et, a contrario, Olivier Martin-Salvan qui reste immobile dans l’espace scénique, fait des kilomètres dans l’espace dramatique, ça c’est la beauté du théâtre ! »
Ronan au Théâtre



« En complicité avec Olivier Martin-Salvan, son acteur fétiche, [Pierre Guillois] décline l’expression “faire un carton” dans Les gros patinent bien… Les deux compères font appel à l’imaginaire du·de la spectateur·trice en utilisant une foultitude de cartons d’emballage où sont inscrits les noms des éléments du décor qu’ils convoquent pour narrer leur histoire. S’inspirant du duo formé par Don Quichotte et son valet Sancho Panza, ils inversent les rôles. Assis au centre du plateau et portant un élégant costume trois pièces, c’est l’imposant Olivier Martin-Salvan qui se lance dans un voyage tout en restant immobile, tandis que le filiforme Pierre Guillois, en maillot de bain, incarne un assistant hyperactif en rythmant ses tribulations d’une avalanche de cartons explicatifs. Le duo nous entraîne des fjords de Norvège à une épique traversée de l’Europe. Au passage, on croise des migrants en détresse, une petite sirène androgyne et des moulins à vent transformés en éoliennes. Sans qu’un seul mot soit prononcé, le spectacle rend hommage au burlesque du cinéma muet et aux gags burlesques de la comédie du slapstick. Irrésistible. »
Patrick Sourd, « Pierre Guillois, un artiste hors-piste créatif et jouissif », Les Inrockuptibles, 09/12/2021



« Les gros patinent bien : un cabaret d’une démoniaque virtuosité
Rondouillard, barbu et en costard-cravate, Olivier Martin-Salvan n’a pas les mêmes ambitions. Il ne bougera jamais de son siège tout au long des Gros patinent bien, ce cabaret de carton qu’il a imaginé avec Pierre Guillois, maigrissime et très agité compère, juste revêtu quant à lui d’un slip de bain noir. Ces deux-là ré-architecturent notre imaginaire avec une folie burlesque digne des meilleurs clowns. Il faut voir Martin-Salvan raconter, quasi immobile, leurs épiques aventures dans un anglais shakespearien totalement réinventé ; et Guillois faire vivre l’action en se démultipliant avec ses bouts de carton où sont inscrits lieux, objets, animaux et personnes. Histoire que le public se repère. Exercice d’une démoniaque virtuosité, où, sans autres accessoires, les deux larrons nous baladent du Grand Nord à l’Espagne, quêtant le grand amour ou autre dépassement héroïque de soi. Et le rire surgit du décalage entre la passivité apparente du gros et l’énergie désespérée du nu tout maigre, préposé aux décors de cette don quichottesque épopée. […] Avec leur théâtre pauvre et leur langage archi-faux, ils ont créé un monde ; et retrouvé bizarrement le nôtre, avec ses inégalités, ses rapports de force, sa violence, ses aveuglements […]. Nier la réalité permet au théâtre de mieux la voir. »
Fabienne Pascaud, Télérama

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Les gros patinent bien est sacré meilleur spectacle du théâtre public aux Molières 2022.

Il était nommé cinq fois dans les catégories Molière du Théâtre Public, Molière de la Création Visuelle et Sonore, Molière du Comédien dans un spectacle de Théâtre Public pour Olivier Martin-Salvan et pour Pierre Guillois, Molière du metteur en scène dans un spectacle de Théâtre Public.

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Précédents spectacles accueillis : Le Gros, la Vache et le Ménate en janvier 2012 ; Bigre en novembre 2015 ; Opéraporno en janvier 2020 ; MARS-2037 en mars 2022.

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A découvrir à partir de 6 ans

Informations pratiques
  • Tout public
Tarifs
  • Adulte 17€
Horaires Le 04 octobre 2022
  • MARDI 20:30 - 21:45
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